Photographe sur le Bassin d'Arcachon : mon territoire depuis l'enfance

De la plage de la Chapelle à la Corniche : comment le Bassin est devenu mon terrain de jeu photographique

Le Bassin d'Arcachon, je ne suis pas née dedans. Je suis née dans les Vosges, loin de l'océan, loin des pins et de l'iode. Mais j'ai grandi avec lui, et quelque part, il m'a construite autant que je l'ai apprivoisé.

Ma famille s'est installée entre le Teich et Gujan-Mestras, ma belle-famille est sur Cazaux, mes grands-parents à Mérignac. J'ai fait mon collège au Teich, mon lycée à Saint-Elme où j'allais à la jetée d'Eyrac à la sortie des cours, mes études en prépa à Montaigne puis à la fac à Bordeaux III. Ce territoire, je ne l'ai pas choisi comme terrain de travail. Il m'a été donné, progressivement, naturellement, comme une évidence.

Les premières photos que j'ai vues de moi, celles que mon père prenait quand j'étais petite, ont été prises sur les plages du Bassin. Il shootait avec un Nikon, de l’argentique d’abord, puis du numérique, il m'a transmis la passion, le goût, la technique. Et quand il m'a passé son matériel pour que je me lance, c'était encore un Nikon. Aujourd'hui je shoote toujours Nikon, un D850 et un Z6II. Certaines choses ne changent pas.

Avant même d'envisager la photographie comme métier, c'est sur le Bassin que je photographiais. Le matin tôt, avant mon travail estival, pour attraper la lumière du lever du soleil sur la plage de la Chapelle. Des amies, des inconnus, des portraits spontanés. Ce territoire était déjà mon laboratoire avant d'être mon bureau.

Une enfance entre Bordeaux et le Bassin : deux territoires, une même identité

Je ne suis pas née sur le Bassin d'Arcachon. Je suis née dans les Vosges, à des centaines de kilomètres de l'océan. Mais j'ai grandi avec lui, et quelque part, il m'a construite autant que je l'ai apprivoisé.

Ma famille s'est installée entre le Teich et Gujan-Mestras. J'ai fait mon collège au Teich, mon lycée à Saint-Elme à Arcachon, où j'allais à la jetée d'Eyrac à la sortie des cours. Et en parallèle, il y avait Bordeaux, la prépa à Montaigne, la fac à Bordeaux III, et aujourd'hui Bègles où j'habite, à égale distance des deux. Mes grands-parents à Mérignac, ma belle-famille sur Cazaux.

Ces deux territoires ne se sont jamais vraiment séparés dans ma tête. Bordeaux pour la vie, le travail, l'effervescence urbaine. Le Bassin pour le reste, la famille, le calme, ce sentiment très particulier d'être à la fois chez soi et en vacances en même temps. Quand je prends la route vers le Bassin, quelque chose se relâche en moi. C'est un retour à la maison qui ressemble aussi à un départ en voyage.

C'est cette double appartenance qui nourrit profondément mon travail de photographe famille et grossesse à Bordeaux et sur le Bassin d'Arcachon. Je ne suis pas une photographe bordelaise qui se déplace occasionnellement sur le Bassin. Je suis une photographe des deux, ancrée dans les deux, qui connaît les deux avec la même intimité.

Mon père, un Nikon et les premières photos sur le Bassin

La photographie, je ne l'ai pas choisie de nulle part. Elle m'a été transmise.

Mon père photographiait. Pas professionnellement, mais avec cette sérieux et cette passion des gens qui regardent vraiment ce qu'ils font. C'est lui qui tenait l'appareil lors des vacances sur le Bassin, lors des réunions de famille, lors de ces moments du quotidien qu'on ne pense pas à immortaliser et qu'on est tellement heureux d'avoir en photo vingt ans plus tard. Ces albums qu'on ouvre et dans lesquels on se retrouve, petits, sur le sable du Bassin d'Arcachon.

Il shootait Nikon. Quand est venu le moment de me lancer sérieusement dans la photographie, il m'a passé son matériel. Un Nikon D90, puis un D700. C'est avec ces appareils que j'ai commencé, que j'ai appris, que j'ai construit mon oeil. Avant d'investir dans mon propre matériel, un D850, qui reste aujourd'hui encore l'un des meilleurs appareils jamais conçus, et un Z6II.

Il y a quelque chose de très fort dans cette continuité. Le même constructeur, la même philosophie, la même façon de tenir un appareil qu'on s'est vu tenir toute son enfance. La technique, il me l'a transmise. Le goût, aussi. L'oeil, je l'ai construit ensuite, à force de photographier, d'observer, de rater et de recommencer. Mais les fondations, elles viennent de lui. Et elles ont été posées ici, sur le Bassin d'Arcachon.

Le Bassin avant la carrière : photographier le matin pour la lumière du lever du soleil

Avant même d'envisager la photographie comme métier, j'avais déjà une pratique. Pas structurée, pas professionnelle, mais réelle et régulière.

Je travaillais l'été, comme beaucoup de jeunes, pour financer mes études. Et le matin, avant de commencer ma journée, j'allais sur la plage de la Chapelle avec mon appareil. Pour la lumière. Cette lumière du lever du soleil sur le Bassin d'Arcachon qui n'existe nulle part ailleurs, rasante, dorée, encore fraîche, qui vient frapper le sable mouillé et les silhouettes d'une façon extraordinaire.

Je photographiais mes amies, les amies de mes frères et sœurs, des inconnus parfois. Des portraits spontanés, sans direction vraiment, juste cette envie de capturer quelque chose de beau avant que la journée commence et que la lumière change. Ce n'était pas encore un métier. C'était une passion qui cherchait sa forme.

C'est sur le Bassin que j'ai appris à lire la lumière. Pas dans un cours, pas dans un livre, en me levant tôt, en ratant des photos, en recommençant le lendemain. Cette école-là, elle m'a formée plus profondément que n'importe quel enseignement formel. Et aujourd'hui, quand j'arrive sur la plage de la Corniche ou à Andernos avec une cliente, je sais exactement ce que la lumière va faire dans l'heure qui vient. Parce que je l'ai observée des centaines de fois, depuis des années, à toutes les saisons.

La lumière du Bassin d'Arcachon : pourquoi elle est unique en France

C'est quelque chose que j'essaie souvent d'expliquer à mes clientes bordelaises qui hésitent à faire la route jusqu'au Bassin pour leur séance. La lumière n'est pas la même. Ce n'est pas une question de goût ou de préférence, c'est une réalité photographique.

Le Bassin d'Arcachon est une étendue d'eau fermée, semi-protégée de l'océan Atlantique. Ce confinement crée un microclimat particulier, une façon dont la lumière se réfléchit sur l'eau calme du Bassin et vient envelopper les sujets d'une façon qu'on ne trouve nulle part ailleurs sur la côte atlantique. Ni la lumière franche et contrastée de l'océan ouvert, ni la lumière urbaine de Bordeaux. Quelque chose d'intermédiaire, de nacré, de doux même en plein été.

Je connais cette lumière depuis l'enfance. Je sais comment elle change selon les heures, les saisons, les marées. Et c'est cette connaissance intime qui fait la différence dans les images que je rapporte de chaque séance sur le Bassin. Pour voir concrètement ce que donne cette lumière hivernale du Bassin sur une séance grossesse, découvrez cette séance grossesse à la plage de la Lagune à la Teste-de-Buch.

Je connais cette lumière depuis l'enfance. Je sais comment elle change selon les heures, les saisons, les marées. Et c'est cette connaissance intime qui fait la différence dans les images que je rapporte de chaque séance sur le Bassin.

Pourquoi venir jusqu'au Bassin depuis Bordeaux pour une séance photo

C'est une question que mes clientes bordelaises me posent parfois, et elle est légitime. Bordeaux est une belle ville, avec des décors variés, des parcs, une architecture magnifique. Pourquoi faire la route jusqu'au Bassin ?

Parce que le Bassin offre quelque chose que Bordeaux ne peut pas donner. L'espace, d'abord. Ces grandes plages ouvertes où les enfants peuvent courir sans contrainte, où les familles peuvent se déployer naturellement sans se soucier des passants ou de la circulation. Cette liberté de mouvement qui change complètement la façon dont une famille se comporte devant l'objectif.

La nature ensuite. Pas des parcs aménagés ou des jardins urbains, une vraie nature sauvage, des plages de sable fin, des forêts de pins, des bords de lac. Des décors qui ont une texture, une profondeur, une dimension que les espaces urbains n'ont pas.

Et puis cette distance psychologique. Quand une famille bordelaise fait la route jusqu'au Bassin pour une séance photo, quelque chose se passe. On sort de son quotidien, on arrive dans un autre espace mental, on est un peu en vacances même pour une heure. Et ça se voit dans les images, une légèreté, une disponibilité, une façon d'être présent qui est différente de celle qu'on a dans son quartier habituel.

Pour voir des exemples de séances réalisées sur le Bassin avec des familles bordelaises, découvrez cette séance maman et bébé à Andernos ou cette séance grossesse à la plage de la Salie.

La Corniche, Andernos, la Lagune : mes spots préférés et ce qu'ils offrent

Après des années à photographier sur le Bassin d'Arcachon, j'ai mes spots. Pas des secrets, des endroits que je connais suffisamment bien pour savoir exactement ce qu'ils vont donner selon l'heure, la saison et le type de séance.

La plage de la Corniche, à Pyla-sur-Mer, est celle que j'arpente le plus souvent. Cette vue unique sur la dune du Pilat qui s'élève en arrière-plan, les rochers qui offrent des appuis naturels pour les portraits, et cette exposition à l'ouest qui donne des couchers de soleil extraordinaires en toute saison. C'est mon terrain de jeu principal pour les séances grossesse et famille en extérieur. Pour voir ce que donne la Corniche en séance, découvrez cette séance grossesse en famille face à la dune du Pilat.

Andernos, côté nord du Bassin, c'est une lumière complètement différente. Plus douce, plus filtrée, avec cette vue sur le Bassin calme et les bateaux immobiles. Une atmosphère plus intimiste, idéale pour les séances maman et bébé ou les portraits de famille dans un esprit détendu. Pour voir ce que donne Andernos, découvrez cette séance maman et bébé sur la plage d'Andernos.

La plage de la Lagune, à la Teste-de-Buch, entre la Corniche et les Landes. La deuxième plage océane au sud du Bassin, plus ouverte, avec cet horizon dégagé sur l'Atlantique. Parfaite pour les séances qui veulent l'énergie de l'océan sans la foule estivale des grandes plages. Pour voir ce que donne la Lagune, découvrez cette séance grossesse en couple au coucher du soleil.

Le Bassin comme retour à la maison : pizza au coucher du soleil et pique-nique sur le sable

Il y a une chose importante à comprendre sur mon rapport au Bassin d'Arcachon. Ce n'est pas qu'un terrain de travail. C'est un endroit où je vis, où je me ressource, où je reviens régulièrement en dehors de tout contexte professionnel.

Et c'est binaire. Quand je viens travailler sur le Bassin, je suis en mode photographe, concentrée, à l'affût de la lumière, de l'instant, du cadre. Et quand je viens pour moi, l'appareil reste dans la voiture. Une pizza au coucher du soleil avec la famille. Un pique-nique sur le sable. Fêter un anniversaire les pieds dans l'eau. Ces moments-là, je les vis, je ne les photographie pas.

C'est peut-être pour ça que le Bassin me donne quelque chose que peu d'endroits me donnent — ce sentiment d'être à la fois chez moi et en vacances en même temps. Quand je prends la route vers le Bassin, quelque chose se relâche. C'est un retour à la maison qui ressemble aussi à un départ en voyage. La famille, le calme, l'iode, les pins. Et cette lumière qui change à chaque fois et qui ne déçoit jamais.

C'est cette double vie sur le Bassin qui nourrit mon travail photographique d'une façon très concrète. Je connais ces plages dans leurs deux dimensions, celle du travail et celle du repos. Et cette connaissance totale, intime, personnelle d'un territoire, ça se sent dans les images qu'on en rapporte.

Vous cherchez un photographe famille ou grossesse sur le Bassin d'Arcachon ? Je connais ce territoire depuis l'enfance, ses lumières, ses plages, ses heures. Je serais heureuse qu'on y crée quelque chose ensemble.

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Séance photo naissance à Arcachon dans une maison de famille